Bois

Le bois-énergie

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Le bois est une source d'énergie renouvelable qui se substitue aux énergies fossiles dont les ressources sont limitées (pétrole, gaz, charbon).

L'utilisation du bois-énergie contribue ainsi fortement à la lutte contre le réchauffement climatique (effet de serre) puisque, à la différence des énergies fossiles, elle recycle dans l'atmosphère le gaz carbonique (CO2) absorbé par les forêts.

Le bois-énergie constitue en outre une excellente valorisation des sous-produits et déchets de la filière bois.

Enfin, cette ressource participe à la gestion rationnelle de nos forêts et donc à la qualité des paysages et au maintien des équilibres hydrologiques et climatiques.

Le bois-énergie est un combustible compétitif. De plus, son prix n'est pas soumis aux fluctuations des cours internationaux des monnaies et des carburants.

Source : ADEME.fr

Quel bois utiliser ?

Les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyer, fruitiers, etc.) fournissent un bois de chauffage de meilleure qualité, qui dégage plus de chaleur en brûlant plus longtemps que les résineux.

Le critère de l'humidité est essentiel car il intervient directement sur le contenu énergétique. Entre un bois sec prêt à l'emploi (moins de 20 % d'humidité rapportée à la masse brute) et un bois fraîchement coupé (45 % d'humidité rapportée à la masse brute), l'énergie est deux fois moindre !<br />
Il faut également savoir qu’utiliser un bois humide entraîne une augmentation des émissions polluantes.

Le bois de chauffage fraîchement abattu, conditionné en 1 m, doit être stocké au minimum 2 ans pour obtenir une combustion optimale. Coupé, fendu et conservé sous abri dans un endroit bien ventilé, le bois sèche plus vite et ce délai est ramené à 1 an.

Toute combustion de bois "souillé" c'est-à-dire traité ou enduit de vernis, de bois de démolition ou de vieux meubles nuit à la longévité de votre appareil et engendre des émissions polluantes et toxiques préjudiciables à la santé.

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L’histoire du poêle à bois

L'apparition au XIXe siècle des premiers poêles en fonte et leur diffusion à grande échelle contribue fortement à l'amélioration des conditions de vie des populations. Grâce à la production en série, qui en fait l'un des produits phare de l'industrialisation, il devient accessible au plus grand nombre et remplace rapidement le feu ouvert, offrant de meilleur rendement, efficacité et autonomie, et diminuant le risque d'incendie.

Le poêle, installé dans la pièce commune, est souvent le point de ralliement de la famille, contrairement au chauffage central qui plus tard renforcera l'individualisation. Bien qu'il demande de l'entretien et produise de la poussière, il améliore le confort par le chauffage continu qui permet également de chauffer l'eau et les aliments, ainsi que les conditions sanitaires et de santé, dont l'effet est notamment de réduire la mortalité infantile.

Les grandes entreprises industrielles (telle que Jotul, Chaboche, Nestor Martin, Godin et bien d'autres), rivalisent d'innovations techniques et de qualités esthétiques, ce qui fait de certains poêles anciens des objets très recherchés de nos jours, témoins des débuts du design industriel. Bien avant le développement de l'électroménager, la réclame, au moyen d'affiches publicitaires, vante les mérites des différents modèles.

Les défis actuels que représentent la raréfaction et la hausse des prix des énergies fossiles, ainsi que la pollution et la recherche d'un développement durable, incitent les industriels à rechercher de nouvelles solutions pour augmenter l'efficacité de leurs produits.

Plusieurs modèles sont développés en Suède, en Allemagne, Hollande et au Canada ou des organisations de constructeurs réalisent régulièrement des tests afin de faire évoluer l'efficacité du système. Les poêles modernes atteignent un rendement supérieur à 60%**. Le chauffage au poêle à bois est plutôt écologique car il utilise la biomasse. L'augmentation du prix du pétrole le rend assez économique dans les pays boisés.

Installation

L'installation doit être effectuée par un professionnel ou une personne qualifiée.

Une notice d'installation et d'utilisation accompagne chacun de nos foyers. Nous conseillons aux installateurs et aux utilisateurs de la lire attentivement.

Toutes les réglementations locales et nationales, ainsi que les normes européennes, doivent être respectées lors de l'installation d'un appareil.

En particulier, il est impératif de respecter la norme française NFP 51-202 référence DTU N° 24-2 (cette nouvelle norme parue en décembre 2006 remplace le DTU 24.2.2).

Les prescriptions pour la construction ou la réfection des conduits de fumée raccordés aux foyers fermés sont décrites dans le DTU N° 24-2 et dans la norme NF P 51-201 référence DTU 24.1 (nouvelle norme parue en février 2006) relative aux travaux de fumisterie.

La norme NF EN 13384-1 décrit une méthode de calcul pour le dimensionnement des conduits de fumée.

Puissance nécessaire

La puissance est fonction du volume à chauffer, de la qualité de l'isolation et de la zone climatique ou est située l'habitation :

  • Pour une maison non isolée située en zone climatique froide, il faut environ 70 W/m³
  • Pour une maison correctement isolée située en zone climatique moyenne, il faut environ 50 W/m³
  • Pour une maison très bien isolée située en zone climatique chaude, il faut environ 30 W/m³

Exemple pour une habitation de 85 m² et de 2,5 m de hauteur de plafond correctement isolée située en zone climatique moyenne :
85 m² x 2,5 m x 50 W/m³ = 10625 W = 10,625 kW

Il ne faut pas surestimer la puissance nécessaire. Un foyer fermé ayant une puissance nominale trop importante conduira à une utilisation systématique à allure lente (puissance minimum). Il faut savoir que dans ces conditions les rejets à l'atmosphère sont plus importants. Le conduit de cheminée s'encrasse plus vite et nécessite des ramonages plus fréquents.

Nous préconisons de choisir un foyer dont la puissance nominale P :

  • P doit être supérieure à la Puissance nécessaire. En reprenant l’exemple précédent : P > 10,6 kW
  • P doit être inférieure à 1,5 fois la Puissance nécessaire.

En reprenant l’exemple précédent :

P < 1,5 x 10,6 kW, soit P < 15,9 kW

Source : Fonte-Flamme.com

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